Sha Rakotofiringa

sha-photos-001Sahondra Anne-Marie Rakotofiringa est née un 3 novembre à Antananarivo. Fille de NALY RAKOTOFIRINGA, auteur-compositeur-pianiste et de JEANNE-NALY, auteure-dramaturge-comédienne-chanteuse, elle est la troisième d’une famille de 4 enfants.

Tout au long de sa petite enfance, les parents enchaînent les tournées et c’est Neny, la grand-mère maternelle qui prend le relais pour rester auprès des enfants pendant leurs absences répétitives.

Adolescente, elle  est très inspirée par la Soul et la Pop Music et crée son premier groupe de musique autour de quelques copains. Les fréquents concerts organisés dans les théâtres de lycées, la participation à un radio-crochet dans un stade semblent éloigner l’adolescente de son tempérament plutôt effacé. De ce groupe naîtra l’appellation « Sha », pseudonyme orthographié par la lettre « h » déplacé au milieu, afin d’adoucir le son du « s », plus fidèle à la prononciation malgache.

L’année de sa classe de 1ère au lycée Jules-Ferry à Antananarivo, les troubles politico-sociaux de 1972, appelés « Rotaka » bousculent tous les projets de fin d’études à Madagascar. Le pays s’embrase, Tana comme la plupart des villes de Madagascar est une ville « morte ».

Sha, se rallie aux rangs des étudiants manifestants, animée par la prise de conscience culturelle générale, dans cette société malgache en quête d’identité jadis souveraine, hélas trop longtemps bafouée par les influences post-coloniales.

À ce moment-là, chacun a la conviction de vivre un moment décisif de l’Histoire de Madagascar.

Après les évènements à rebondissements multiples des années 70, elle part rejoindre ses deux frères et sa sœur, installés depuis plusieurs années en France, afin de reprendre le cours de sa scolarité.

L’obtention d’un Baccalauréat littéraire à l’académie du Val de Marne lui ouvre la porte sur diverses orientations. Après une année de préparation à l’école des Beaux Arts, puis 2 années à la Sorbonne pour des études de Lettres Modernes et Arts Plastiques, elle fait le choix de terminer ses études, sanctionné par un diplôme à l’École Supérieure de Publicité-Marketing (ESP) à Paris.

Après un passage rapide dans 2 agences de publicité, les occasions de se produire se multiplient autour de la jeune chanteuse, dans un milieu professionnel encore tout nouveau pour elle : rencontres avec des producteurs lors d’enregistrements de « jingles publicitaires » au studio IP-RTL pour le compte de plusieurs annonceurs. Dès lors, elle se familiarise avec les rigueurs du métier de « chanteuse de studios ».

En parallèle, les quatre frères et sœurs, déjà auteurs-compositeurs, sont de nouveau réunis et décident de former un groupe. Bien qu’encore loin de la vague de la World Music, les rythmes et mélodies de leurs créations sont empreints des couleurs de la musique malgache. Une grande maison de disque, « Rideau Rouge » s’intéresse à l’originalité des titres que le groupe de frères et sœurs présente.

Parmi quelques passages remarqués à Paris, le jazzman Lionel Rochman les invite à se produire à l’Olympia, aux côtés d’artistes de renommée, dont le guitariste Marcel Daddy.

Programmés au 1er Festival de la Francophonie à Nice, ils présentent une chanson originale de leur répertoire.

Le compositeur Francis Laï est présent dans le festival, les rencontre entre la répétition et le concert et donne quelques précieux conseils à Sha sur sa prestation vocale.

L’artiste gabonais Pierre Akendengue est l’autre figure très importante dans ce début de carrière de Sha. À la tête d’un groupe de renommée internationale, il est invité dans le festival comme « Guest Star ». Il impressionne par sa prestation l‘ensemble des festivaliers. Son répertoire annonce les prémices de la World Music en Europe !

Peu de temps après ce festival, Sha intègre le groupe de Pierre Akendengue. L’artiste vient tout juste de signer chez le Major CBS.

Le calendrier du groupe est rempli, et pour Sha, tout prend très vite une dimension importante: « Festival de Jazz d’Angoulême » (France), « Jazz de Montréal » (Québec), Spa (Belgique), Nyon (Suisse)….

Naly assiste à la « Première » d’une grande tournée de ce groupe, et voit sa fille commencer sa carrière de choriste sur la scène mythique du Casino de Paris. Pour son père, ce concert sera unique car, malheureusement il décèdera 3 mois plus tard.

Habituée à chanter dans différentes langues et dialectes, Pierre Akendengue lui propose d’enregistrer un titre en duo avec lui, « Rondomori » dans l’un de ses albums « Silence ». En 1986,  ce dernier signe la bande originale du film franco-mauritanien « Sarraounia » de Med Hondo. Dans cette oeuvre, il lui laisse une large place pour une improvisation vocale, avec comme seule consigne de rester fidèle à  l’identité malgache.

Depuis, les rencontres avec des personnalités de styles différents du « show business » se multiplient. Les tournées se succèdent, en Afrique, au Canada, aux USA, en Asie, en Australie et Europe.

De la World Music au Jazz, de la Variété française au Gospel, Sha prête sa voix aux projets les plus variés.

Parmi les artistes avec lesquels elle a collaboré, quelques-uns ont particulièrement marqué  sa carrière :

Sur scène :

P. Akengengue (années 80-90) : en parfaite continuité avec les récents évènements culturels des années 70 à Madagascar, l’ouverture au monde de la World Music, la présence de ce groupe dans les catalogues des Majors ne peuvent que renforcer chez Sha l’envie d’ouvrir et partager la musique malgache au niveau international.

Yannick Noah, Sinclair, Maurane, ou en début de carrière Philippe Lavil, Gilbert Montagné : travailler pour le compte d’un grand artiste de variété lève le voile sur les coulisses du star-système : industrie du disque et média, lecture et compréhension des différents types de contrats (déjà rencontrés chez Akendengue), connaissance de l’existence des droits d’interprètes pour la pérennité du métier d’artiste.

À l’occasion d’un remplacement dans le nouveau groupe de Carole Fredericks (de Goldman, Fredericks et Jones), cette dernière propose à Sha d’intégrer son groupe pour une tournée à travers la France.

Travailler sur son répertoire privilégie l’apprentissage des registres de voix et des harmonies authentiques au Gospel américain.

Sixun :

groupe de Jazz français de renommée internationale.

Chacun des membres de ce groupe est une identité, un soliste. « La voix » occupe dans cette formation la place d’un instrument à part entière. Sha part en tournée en Europe et Asie avec le groupe Sixun. Elle prend la place d’une instrumentiste vocale, aux côtés de 2 autres chanteurs.

De ce groupe, elle continue ses prestations au micro en tant que « lead-voice »:

Le pianiste Jean-Pierre Como l’engage comme chanteuse dans son groupe dans une tournée à Pékin,

Le guitariste Louis Winsberg lui propose sa collaboration. Ils co-signent 3 titres dans son album « La danse du vent », dont « Raïgakoto ». Elle fera partie de sa tournée « Les 3 Afriques », notamment au festival « Jazz sous les pommiers » dans le Cotentin (France).

La couleur du timbre de voix, chargée de tout ce que Sha a traversé, depuis son enfance à aujourd’hui est une réponse exacte à la demande des producteurs qui l’engagent.

Au festival des « Nuits d’Afrique » à Montréal en 2012, au sein du groupe de fusion Masao (Cameroun), ou en 2013 au festival de la Francophonie à Nice aux côtés de Tyssia (Nouvelle Calédonie), ses prestations vocales portent la couleur de la culture malgache.

En studio d’enregistrement :

La collaboration avec les frères Goldman, Jean-Jacques et Robert, pour les albums de Yannick Noah ou Céline Dion, l’enregistrement des titres de Tina Arena, Charles Aznavour, Florent Pagny et Garou exigent à la fois une prestation sans faille, une oreille avertie et une rapidité d’exécution au micro.

Hervé Rakotofiringa, signe la bande originale du film « La vérité si je mens ! 3 » en 2013 et lui propose d’interpréter un titre en langue chinoise.

Pour d’autres artistes comme la chanteuse guinéenne Sia Tolno, dans son dernier album (sortie en 2014), son producteur Tony Allen a demandé à Sha de proposer directement en studio des harmonies vocales pour les choeurs ; cette situation n’est pas rare, il arrive fréquemment qu’on demande aux choristes professionnels de proposer les parties vocales selon leurs ressentis, directement au micro, sans qu’ils aient eu connaissance des chansons au préalable.

Son parcours d’auteure-compositrice-interprète, habituée des studios professionnels a conduit Sha à se positionner dans les productions de musiques d’illustrations.

Elle signe successivement 3 titres, puis 22 autres dans 2 albums, « Africa-Pop » et « A Journey in Africa ». (Ed. Cezame-Argile/KokaMedia –Leibovitz Universal) distribués en exclusivité aux producteurs de films et documentaires dans 29 pays.

TV et Radio :

Les plateaux de TV sont une grosse machinerie et ne laissent aucune place à l’amateurisme.

Parfait compromis entre la scène et les studios d’enregistrement, le plateau de TV est l’endroit idéal pour Sha de perfectionner toutes les techniques de son métier. Mais là encore, il faut être rapide et réactif : ici le timing est de rigueur, étant donné le coût à la seconde que nul n’est sensé ignorer une fois sur le plateau.

La fréquentation des grands artistes de variété, « artistes à Tubes » lui a ouvert les portes des principales chaînes nationales comme TF1, France 2, FR3 ou encore M6 dans les émissions en «  prime-time », ainsi que des radios RTL, EUROPE 1, France INTER et FIP, ces derniers  principalement avec les artistes de la World Music.

Stages, Ateliers, Master Class

Les tournées avec les groupes de la World Music ont développé un véritable engouement pour les rythmes et les sons venus d’ailleurs.

En parallèle à ses actualités artistiques prévues en 2015, son parcours a conduit Sha à intervenir dans diverses écoles de la région parisienne pour animer des ateliers et stages de chant.

Chaque année, depuis 2011, à l’issue de concert Master Class elle intervient à la M.A.I (Music Academy International de Nancy)

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